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PASSERELLES D'AUTOMNE

  Des nuées pèsent sur la mer Le reflet du ciel se coule à l’infini. Toi, d epuis les ruelles tu cherches au loin mon horizon de pluie   Tu cherches le petit pied qui ouvrit un soleil dans l’eau   claire. Et moi j’entends geindre le bois que l’on fend dans la clairière.   Un souffle de vent et les feuilles du chêne se pressent en un voyage. C'est u n tapis volant chargé de tendresse qui se pose sur ma page. mp

Pêcheur de palourdes / fishing for clams

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 In Brittany, after a watercolour I painted in autumn. Oil on canvas 73 x 60     / mp

Moulin de Harderwijk

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 Souvenir de notre voyage scolaire de 2018-2019 Huile sur toile 73 x 54 mp

Enfant à la plage - Child playing on the beach

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  Huile sur toile, 50 x 50 cm / Oil on canvas

CIEL MAUDIT

  Pandémie de covid : combien de temps encore ?   Adaptation française de mon SCOWLING GREY              CIEL MAUDIT   Au loin, à l’infini un trait de lumière le bras du Nageur à la manche blanche qui de sa main trace la Terre   et, pesant sur l’horizon facétieux –   un ciel noir.   Des nuées qui avancent et reculent ballet de criquets voraces   avant l’assaut fatal     Leurs longs doigts se touchent et puis s’éloignent   sans même avoir donné la Vie   Ils auraient aimé créer l’Homme    posséder l’univers Dans leur rage et leur passion   ils tourbillonnent amants fougueux martelant les grands draps blancs   de leurs poings maudits. mp

SCOWLING GREY

                                How long yet with covid? Far away the unreachable a luminous streak  the white sleeve of a perfect swimmer tracing the earth with his arm and above the playful horizon a dark sky.   Its vapours move back and forth A ballet of craving locusts before the fatal plunge   Fingertips slightly touch but recede before even completing creation   They wish they’d made Man they wish the universe were theirs They cower and  curl  into figures of lovers swirling with rage and passion battering the white sheets of an ominous world   mp  

TOUJOURS IL VOYAGE

 Il ne peut quitter la vie ainsi. Comme Jésus sur les eaux il danse encore sur la neige glisse sur les pentes foule toutes les sentes et franchit les crevasses sous l’aile du grand oiseau.   De la poudreuse au loin il façonne un cirrus et te hisse à ses côtés pour chuchoter sans trêve des buées de voyage et de rêve en caressant ta main. mp

PORTE OUVERTE

  Cette fois c'est pour mes amis de randonnée, pour notre cher Bernard.... et pour Jacqueline, qui reste seule.   Tu avais doucement fermé la porte de la maison pour le garder là jusqu’à complète guérison.   Mais la porte  s’est ouverte invitant le vent appel des pentes vertes et des sommets blancs.   Tu as voulu le suivre dans le couloir aux portes bleues qu’ivre il arpentait épelant ton nom dans le noir.   Et au matin sur le seuil chair contre chair la nuit berçant ses êtres chers le recouvrit d’un drap de lin.    

POUR ELLE

  Au décès du papa de mon amie. Son épouse et lui se tenaient la main en toutes circonstances. Le covid l'a emporté. Ce n’est pas un navire qui vous emporte sur l’eau Etienne pas non plus ce brancard une porte, un lit la maladie un souffle d’air dans le voilage   C’est une cohorte d’anges de ceux qui sillonnaient les cieux qui savaient déjà, qui connaissaient votre grand âge et vous portaient entre les fins nuages de l’amour   C’est un voyage porté par l’aile de l’Esprit et vos yeux rieurs vos dents d’Anglais  heureux,  votre tendresse ne disent pas adieu mais à plus tard ma douce, ma sœur.   Je n’arriverai pas avant toi Je pars et je traverse les jours, les ans tu sais que le Temps n’existe pas Alors je t’attends hier ou demain je t’attends et retiens ta main.         ...

L' automne du grand chêne

  Pas un souffle de vent et pourtant les feuilles du chêne frétillent sous l’aile du roitelet de la mésange   Un dernier sursaut de vie avant l’hiver avant la chute vers la terre humide qui toutes les accueille en son lit